Sur les chemins

« Lumières sur le Bourbonnais » est né d'une volonté : faire rayonner et promouvoir le patrimoine architectural Bourbonnais. Pour cela, rien de mieux qu'un projet culturel accessible à tous et qui se déploierait dans tout le département.

Quand l’étincelle devient Lumières sur le Bourbonnais

Au sein du Conseil départemental, la commission « Valorisation des patrimoines bourbonnais » se met à travailler sur ce projet, et se fixe pour objectif, dans un premier temps, de valoriser le patrimoine matériel et immatériel laissé par la famille des Bourbons. Celui-ci était sous exploité alors même qu’il est un élément incontournable de l’identité de l’Allier.
Ce projet prendra la forme de spectacles de lumières, projetés sur les façades des joyaux architecturaux de différentes villes. Un véritable évènement qui rassemble les habitants et visiteurs dans l’espace public, autour de l’histoire locale.
Pour réussir un projet culturel d’une telle ampleur, le Département a commencé par fédérer les différents acteurs bourbonnais et proposé un circuit du patrimoine des Bourbons cohérent.

De l’histoire des Bourbons…

La Mal Coiffée et le château des ducs de Bourbon à Moulins sont les premiers à se parer de lumières durant la période estivale de 2019. Les deux édifices sont un témoignage de la grandeur du duché des Bourbons dès le moyen-âge et à la Renaissance. Bourbonnais et visiteurs ont alors l’occasion de découvrir, à la nuit tombée et en soirée, l’histoire locale qui croise et rejoint l’Histoire de France avec ses personnages célèbres dont Anne de France. 1755, un incendie se déclare. Tout s’arrête, le décor change de visage. Puis viendra le temps de la Seconde Guerre mondiale, la Résistance et le renouveau.

Quelques mois plus tard, pour les fêtes de fin d’année 2019, l’acte II débute et les lumières éclatent sur le château ducal de Bourbon de Montluçon et l’Hôtel de la Borderie de Cusset. Deux sites où l’histoire des ducs de Bourbon reprend vie chaque soir. Le mapping reprend également les autres éléments qui font l’identité des deux villes. Les tableaux lumineux projetés sur le château des ducs de Bourbon retracent le passé de la famille princière, avant de s’intéresser à l’histoire de la ville et à ses personnages célèbres. L’histoire de la cité devenue industrielle n’oublie pas l’âme musicale de la ville, entre André Messager et le MuPop Music Museum. Quant à la mise en lumière de l’Hôtel de la Borderie, elle déroule les grandes heures de la ville. De la signature de la paix de Cusset en 1440 dans le bâtiment historique, à l’explosion de la période gothique, jusqu’aux 80 moulins, la création du rouge à lèvres révolutionnaire « résistant à tout ».

… à l’histoire de l’industrie et du thermalisme

L’Allier n’est pas uniquement caractérisé par l’héritage de la famille royale. L’industrie et le thermalisme ont et continuent de marquer le territoire. Il était donc normal de mettre ce patrimoine en lumière et en musique. L’acte III a donc lieu dans les villes de Commentry et Vichy.

De juillet à octobre 2020, la façade de l’hôtel de Ville de Commentry raconte aux spectateurs l’épopée de la commune au riche passé industriel à travers le temps. Les libellules géantes partagent la scène avec les personnages célèbres de la cité des forgerons (Emile Mâle, Marc Saint-Saëns, Christophe Thivrier). Le spectacle rend hommage à la culture ouvrière de la ville et à ses pépites actuelles, comme les roses Delbard et son Harmonie musicale.

À Vichy, le Palais des congrès et l’Opéra se prêtent au jeu de conteur. De l’époque gallo-romaine à la candidature avec 10 autres villes thermales européennes au patrimoine mondial de l’Unesco, l’eau sert de fil conducteur au spectacle. Fastes et culture, courage des 80 parlementaires ayant refusé les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le récit n’oublie rien et se termine dans un final pétillant de légèreté.

Hiver 2020, l’acte III se poursuit sur le thème du thermalisme. En cette fin d’année, les spectateurs vont avoir l’occasion de découvrir Néris-les-Bains. Si la forme est la même : projections, lumières, musique, cette fois-ci le public pourra se promener d’une façade à l’autre du théâtre André-Messager. De l’Antiquité à nos jours, la cité thermale est reconnue pour les bienfaits de ses eaux jaillissant à 53 °C. La période bénie de la Belle Époque, avec sa créativité débordante, sera traitée avec fantaisie.

Dernière mise à jour le 27/11/2020